Semestre européen présenté à Toulouse par Olivier Coppens

Suite à la publication le 26 février des Rapports pays 2016 par la Commission européenne, le Centre d’Information Europe Direct de la Maison de l’Europe de Toulouse a organisé une conférence de presse dans ses locaux. Oliver Coppens, attaché économique à la Représentation de la Commission européenne en France, a présenté le Rapport 2016 pour la France dans le cadre du Semestre européen. Cette conférence s’est déroulé le 29 février en présence de la presse locale.

Le semestre européen s’inscrit dans le cadre de la gouvernance économique de l’Union européenne. C’est un cycle de coordination des politiques économiques et budgétaires au sein de l’UE qui analyse la situation économique dans chaque Etat membre et la mise en œuvre des réformes structurelles recommandées par le Conseil de l’UE en juillet 2015. Il se concentre sur les six premiers mois de chaque année et s’articule autour de trois axes :

  • les réformes structurelles, qui visent principalement à promouvoir la croissance et l’emploi conformément à la stratégie Europe 2020;
  • les politiques budgétaires, dans le but d’assurer la viabilité des finances publiques conformément au pacte de stabilité et de croissance;
  • la prévention des déséquilibres macroéconomiques excessifs.

 

La France, ainsi que 15 autres Etats membres de l’UE, est identifiée en situation de déséquilibre macro-économique

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Après avoir présenté les principes de la gouvernance économique européenne et la situation économique dans l’Union européenne, Olivier Coppens a expliqué le Rapport pour la France qui présente:

  • Le contexte général et les perspectives économiques
  • L’évaluation des déséquilibres macro-économiques
  • L’analyse de la situation économique
  • Les risques de retombées économiques pour la zone euro
  • L’évaluation de la mise en oeuvre des recommandations

Il en ressort que la France, malgré une bonne croissance démographique, souffre d’une croissance modérée, essentiellement tirée par la consommation et donc dépendante de facteurs exogènes tels que le pétrole et le cours de l’Euro. Même si l’investissement reprend graduellement, l’investissement en équipement reste faible, représentant un un frein à la compétitivité. En terme de ressources publiques, la France a été plus lente dans la réduction de son déficit que le reste de la zone euro, ce qui explique aussi l’augmentation de la dette publique (95% du PIB).

Quant aux déséquilibres macro-économiques, ils s’expliquent par :

  • des déséquilibres externes, dus à un manque de compétitivité (pertes de marché à l’exportation: -13% depuis 2010)
  • des déséquilibres internes, liés à l’augmentation de la dette privée et publique ainsi que du taux de chômage (10.1%)
  • la situation du marché de l’emploi qui souffre de l’augmentation du taux de chômage sur le long terme (+0.6% sur la période 2010-2014) et la progression du chômage des jeunes (+1.5% sur la même période)

 

Le Rapport 2016, donne donc un bilan approfondi de cette évaluation. Dans sa présentation, Monsieur Coppens a également souligné l’interdépendance des économies européennes vis à vis de la France.

En mars 2016, le Conseil européen (Chefs d’Etat et de gouvernement des 28 Etats membres de l’UE) fournira des orientations politiques et en avril, les Etats membres présenteront leurs programmes nationaux de Réforme.

Plus d’information sur le Semestre européen et la conférence de presse du 29/02/2016:

 

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