La Crise Catalane

 

 

Suite au référendum voté par le Parlement catalan qui a ravivé les tensions avec le gouvernement central, la Catalogne a été déclarée sous tutelle le vendredi 27 octobre 2017 par le Gouvernement espagnol. Ce dernier a annoncé la destitution du président catalan Carles Puigdemont, la dissolution du parlement régional, ainsi que l’organisation d’élections régionales le 21 décembre.

Suite à ces annonces, le président destitué, Carles Puigdemont a appelé le samedi 28 octobre à s’opposer démocratiquement à la mise sous tutelle de la région. Le Parlement catalan a unilatéralement proclamé l’indépendance de la région et la société civile catalane a appelé les citoyens catalans à se rendre massivement aux urnes.

Pour les partisans de l’unité espagnole, participer au futur scrutin est une évidence et ces élections sont l’espoir de rétablir le vivre ensemble. D’ailleurs, ils étaient très nombreux à sortir manifester contre l’indépendance et le gouvernement de Carles Puigdemont le dimanche 29 octobre dans les rues de Barcelone.

Quatre jours après, la justice espagnole requiert un mandat d’arrêt européen à l’encontre de Carles Puigdemont ainsi que quatre de ses ministres, ayant quitté l’Espagne pour Bruxelles après que la justice ait lancé des poursuites à leur encontre. Huit autres ministres du gouvernement Catalan ont également été destitués et placés en détention provisoire. 

La crise catalane s’est invitée au débat du Sommet européen des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Européenne qui s’est tenu le 19 et 20 octobre à Bruxelles. Les dirigeants ont de nouveau appelé à « l’unité espagnole et au dialogue politique ». 

Donald Tusk, le Président du Conseil européen a déclaré que la situation est préoccupante, et a ajouté : « Mais il n’y a pas de place, pas d’espace pour une médiation, une initiative ou une action internationales ». Pour lui, « l’Union européenne ne peut pas résoudre cette crise ».

Quant au chef du gouvernement belge, celui-ci a reproché au Premier Ministre espagnol, Mariano Rajoy d’avoir mal géré la crise catalane, notamment s’agissant des violences policières le jour du référendum. Ce dernier a déclenché l’article 155 de la constitution le 21 octobre 2017, qui permet au pouvoir central de suspendre les prérogatives des autorités régionales.

Si l’indépendance avait effectivement lieu, les catalans perdraient leur citoyenneté espagnole et du même coup la liberté de circuler librement en Europe. 

Sources :

https://www.touteleurope.eu/revue-de-presse/un-mandat-d-arret-europeen-contre-carles-puigdemont.html

https://www.touteleurope.eu/revue-de-presse/catalogne-manifestation-massive-des-anti-independantistes.html

https://www.touteleurope.eu/revue-de-presse/un-conseil-europeen-marque-par-le-brexit-et-la-catalogne.html

 

 

 

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